ATLAS DE LA NATURE EN VILLE 1 : LES TEMPORALITES

OBJECTIFS 

 

Construction d’une grille d’analyse pour les projets déposés sur la plateforme et démarrage de l’Atlas de la nature en ville dédié à la question temporelle.

En parallèle au développement informatique de la plateforme, l'équipe (LAVUE avec l’APUR et MNHN) mettra à l’œuvre un travail préliminaire de construction d’une frise temporelle, qui servira à l’équipe pour comprendre, à partir du XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui, les dispositifs urbanistiques (projets, espaces produits et règles) expérimentés et importés à Paris autour de la nature en ville (ex: quelles formes et quelles espèces pour quel projet ? Quelle nature pour quelle forme urbaine ?) et de son articulation avec les nouvelles technologies (ex. l’arrivée du chemin de fer et le travail sur les espaces qui en résultent).

 

Parallèlement  commencera (Médialab) l’analyse des images produites sur le Web autour de la nature en ville. Le choix de rester sur la production d’images tient au fait que dans les social medias (Facebook et Twitter) les contenus qui ont la plus grande visibilité sont ceux qui proposent des images (les tags et les métadonnées associées seront analysés). Ces captures démontrent un plus grand engagement et une plus grande pertinence de la part de ceux qui les produisent. Le travail sur les images servira à comprendre la question de la “saisonnalité” des images de la nature en ville produites qui circulent aujourd’hui au sein des réseaux.

 

Cette double approche servira pour construire une grille d’analyse (faite sur Excel dans laquelle on trouvera des entrées comme : types d’acteurs, espaces choisis, stratégies pour les gérer, rôle du numérique, iconographies...) qui sera utilisée pour comprendre, suivre et évaluer les projets et les actions qui auront lieu sur la plateforme (T#3). Cette grille surgira du croisement de deux approches qui travailleront parallèlement sur la question du temps : l’analyse urbaine/urbanistique de la nature à Paris et l’analyse des images produites aujourd’hui sur le Web.

 

Ce travail permettra de commencer la production de l’Atlas de la nature en ville à Paris qui sera alimenté tout au long de la recherche.

 

MÉTHODES

 

Les deux méthodes travailleront en parallèle dans un premier temps afin de produire les données nécessaires pour la construction de la grille d’analyse qui sera en revanche un objectif et une production communs.

 

Analyse urbaine

  • Travail d’archives (Identifications de fonds, des notes, bibliographies, documents de planification urbaine, réalisation des fiches sur Word) pour reconstruire l’histoire de la nature à Paris (projets non aboutis, espaces verts produits, l’évolution des politiques publiques et réglementations urbanistiques qui les ont soutenus). Il s’agira de comprendre quelles catégories de nature en fonction des formes urbaines ont été utilisées à Paris depuis le XIXe siècle jusqu’à présent. Comment la nature a dialogué avec l'arrivée des progrès technologiques et quel type d’espace ont été produits? Quels projets produisait-on? Qui étaient les acteurs de ces projets? Les catégories seront cherchées principalement dans les plans, documents opérationnels, les normes urbanistiques, ainsi que dans la sphère scientifique.
  • A travers le travail d’archives, sera construite une frise temporelle qui sera réalisée d’abord comme tableau chronologique sur Excel et redessinée ensuite sur Adobe Indesign pour la rendre plus compréhensible au grand-public.
  • Un travail cartographique sur Adobe Illustrator et ArcGIS sera fait pour représenter les données recueillies.

Digital Methods

  • Travail d’analyse des images (à travers une “librairie software” telles que : http://lab.softwarestudies.com/p/imageplot.html) employées sur le Web  à partir de la recherche de cinq mots-clés (issus des ateliers et meet up organisés par la Ville de Paris et du benchmark T#0) de la nature en ville à Paris (agriculture urbaine, jardinage, nature, biodiversité, végétalisation) sur les principaux moteurs de recherche (Google.fr, duckduckgo.com) . Les images qui sortiront seront analysées par rapport à leur contenu, aux acteurs qui les produisent, au modèle de leur diffusion et de leur temporalité (cartographie du Web).
  • Analyse de la communication de sites qui prennent en compte les changements saisonniers de la nature entre les images valorisant les objectifs (belles réalisations avec photos aux meilleures saisons) et la réalité saisonnière des pratiques (planter, cueillir, tailler, etc.).
  • Des requêtes spécifiques à la plateforme Twitter seront désignées, c’est-à-dire que les thématiques seront introduites sous forme de séries de hashtags. Le corpus de données ainsi collectées (les tweets, ainsi que les hyperliens et images qu’ils contiennent) sera analysé et visualisé selon trois dimensions : l’activité liée à la thématique, son évolution dans le temps et ses liens avec des événements extérieurs ; l’interaction entre les acteurs et les changements de composition de la thématique ; les modèles d’échange de documents et d’images.